BNW Dijon à la marche nordique de l'Ultramarin : Gourc'hemmenou ! - 01/07/2017

Rédigé par Serge - -

Pour BNW, l’Ultramarin du Golfe du Morbihan est la marche incontournable. En 2016, cinq BNW l’avaient effectuée. Cette année, ils sont deux fois plus nombreux.

Le BNW Patrick Maréchal, vainqueur l’an passé, fait partie des favoris mais il n’est pas seul en lice. Comme  bien d’autres, il n’est pas venu à Vannes « pour beurrer les kouign-amann », comme ils disaient dans les Tontons Flingueurs en Bretagne.

Peu avant le départ, sur l’hippodrome de Séné, les BNW se préparent. Jean-Emmanuel, concentré, se demande s’il doit prendre un deuxième cake. Daniel, qui vient juste de se froisser l’épaule, est dubitatif. Jean Pierre, qui se souvient d’un camelback défaillant, vérifie  fébrilement son matériel. Laurence et Sébastien, en Bretagne depuis une semaine, affichent bonne mine. Séverine qui s’est entrainée hier à Conleau, écoute attentivement les conseils de son coach, Paulo. Jean-Luc, qui a été malade comme un chien l’an passé, sait qu’il fera mieux cette fois-ci. Florence compte sur les « Chaussettes Françaises » toutes neuves pour éviter les ampoules. Catherine, pourtant interdite de marche après deux récentes chutes, compte sur les encouragements de sa tribu et sur sa genouillère. Serge interpelle Corinne et Jean Phi de Zéphyr Marche Nordique : « Monthélie 2014 : Vous m’en direz des nouvelles de ce « gwin ruzz (1) gast ! (2) ».

Les « penn bazh » (3) de toutes sortes, Leki, KV+,  Norstix, et autres TSL s’agitent sur l’hippodrome dans une ambiance survoltée. C’est parti pour 29 km à travers les « ribines » (4) .

« Ha Koc'h !» (en français : et m...!)  dès le départ, Séverine vient de prendre un méchant coup de bâton dans un mollet . Va falloir soigner vite fait. 

Patrick qui s’est échauffé sur la ligne de départ - enfin, c’est surtout la langue qu’il s’est échauffée - pointe dans les vingt premiers à la sortie du stade. Jean Luc Heckmann, collé à lui comme une bernique, est surpris par le rythme imposé en tête par Didier Guillemot et Jean Michel Wlodyka. Avant même  « le Purgatoire », au km 5, Patrick et Jean Luc remontent à la quatrième et à la cinquième place, derrière Michel Priol et Bart Aben.

Pas question de marcher « en distribill avec les penn bazh, Dame» (5) ! Ca ferait tache devant un fan club enthousiaste et tous ces bretons qui encouragent les marcheurs venus de partout...

Patrick Maréchal et Jean Luc Heckmann rattrapent Michel Priol et Bart Aben juste avant la pointe du Bil, au 8ème kilomètre.  Jean Luc Heckmann ne prend aucun relais. Il  est prêt à attaquer. Patrick le sent. Il maintient un rythme d’enfer à plus de 9 km/h jusqu’à Port Anna où il ne prend le temps ni d’admirer les sinagos (6) ni de profiter du ravitaillement. Jean Luc Heckmann  décroche.

Entre «  La Barrarac’h », (nom prédestiné…) au km 15 et « le Ranquin », au km 17, Patrick Maréchal met encore les gaz. Au deuxième passage du Purgatoire (km 20), il  a 4 minutes d’avance sur ses poursuivants. C’est alors que notre vaillant BNW, qui boit d’ordinaire aussi peu qu’un chameau,  se retrouve à sec et légèrement défaillant… Il faut tenir. Et il tient. Jusqu’à l’arrivée où il termine en solitaire, brandissant son fumigène victorieux après 3h13 (9,01 km/h) de marche.

Six minutes plus tard, Hakim Bengouah arrive et s’écroule à l’arrivée. Jean Luc Heckmann  victime de crampes à deux kilomètres de l’arrivée finira 7ème à 8 minutes de Patrick. Bart Aben finira aux urgences…

Les autres BNW ? Daniel Duthilleul a bien géré malgré une épaule douloureuse. Après être monté en puissance progressivement et régulièrement, il doublera une soixantaine de marcheurs. Il sera 19ème  à 21 secondes de Jean Emmanuel Bissey, 17ème  (3h30 soit 8,33 km/h). Serge finit en 3h52 soit 7,5 km/h, 5ème de sa catégorie à une seconde du 4ème devant Sébastien (3h53). La cheville de Catherine a bien tenu : 3h55 soit 7,4 km/h (8ème de sa catégorie). Jean Luc n’a pas été malade cette fois ci : 4h08 soit 7,02 km/h. Séverine, bien coachée par Paulo, a oublié sa tendinite. Malgré le bâton planté dans le mollet, elle finit en 4h13. Grâce à la « Chaussette Française » Florence (4h18) n’a pas eu d’ampoule. Elle a  juste un petit coup de mou à l'arrivée, n’ayant probablement pas assez bu. Le camel back de Jean Pierre (4h18) a bien fonctionné.  Et Laurence affiche  toujours bonne mine (4h21)...

Le classement : http://morbihan.livetrail.net/classement.php

Kénavo Vannes, à l’année prochaine.  

  1. Gwin ruzz : vin rouge

  2. Gast ! : putain !

  3. Penn bazh : bâtons

  4. Ribines : chemins

  5. En distribill   : n’importe comment

  6. Sinago : embarcation de pêche à voile rouge et à la coque de chêne passée au coaltar (goudron)  noir

  7. Gourc'hemmenou : félicitations

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